1. Portée et fidélisation des clients
2. Gestion financière et viabilité
3. Efficacité, efficience et valeur ajoutée pour les assurés
1. Portée et fidélisation des clients
| Indicateur | Descriptif | Explication / recommandations |
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Taux de participation |
= Pourcentage de la population cible effectivement couverte
Peut être calculé en % du nombre de familles couvertes, ou en % du nombre d’individus couverts. |
Ce taux dépend largement du contexte (type de produit proposé et taille de la population cible).
Dans les pays occidentaux, on juge que 80% est un taux correct. Dans les pays du Sud, ce taux peut varier fortement (en assurance maladie, on estime que 30% est déjà un très bon taux moyen).
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Taux de renouvellement |
= Nombre d’assurés (ou de familles assurées) reconduisant leur assurance / Nombre total d’assurés (ou de familles assurées)
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Principalement utilisé en IARD, voire en prévoyance.
Des variations importantes sont observées suivant le contexte et le produit (on juge que 80% est un bon taux ; un minimum de 50% atteste d’une fidélisation des clients, donc de l’intérêt du produit). L’analyse de tendance (progression du taux) en fonction de certains facteurs (ex évolution des tarifs) peut être plus pertinente que le % absolu. |
2. Gestion financière et viabilité
| Indicateur | Descriptif | Explication / recommandations |
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Revenu net |
= Recettes totales – charges totales.
Autrement dit, ce qui reste au micro-assureur après déduction de toutes les charges (y compris impôt, distribution des dividendes, etc.).
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Un bénéfice trop important signifierait que le programme de micro-assurance est moins utile à l’assuré qu’aux assureurs, ou que les assurés, par manque d’explication, ne réclament pas le paiement de sinistres qui leur serait dû.
Un bénéfice de 5% est considéré comme acceptable dans le cadre de la micro-assurance. |
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Marge bénéficiaire nette |
= Revenus nets / recettes totales
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Cette marge est un indicateur crucial pour déterminer la rentabilité des activités d’assurance.
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Marge de solvabilité |
Les entreprises d’assurance doivent en effet disposer d’une marge de solvabilité prudentielle fixée par la réglementation.
Les éléments constitutifs de cette marge comprennent pour l’essentiel les fonds propres et les plus-values latentes des entreprises d’assurance.
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Suivre cet indicateur permet de veiller à ce que l’assureur soit en mesure d’honorer les engagement pris à l’égard des assurés ou bénéficiaires du contrat.
Marge prudentielle définie souvent par la réglementation. On estime en assurance qu’une marge de 115% serait un minimum. |
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Ratio de liquidité |
Ratio de Liquidité =
(Cash ou actifs convertibles facilement en cash, à disposition de l’assureur) / (Sinistres à payer dans les trois mois ou dans l’année selon les commentateurs) |
Mesure le degré de liquidité d'une société, c'est-à-dire sa capacité à faire face à temps à ses obligations (sinistres et frais opérationnels) à court terme.
Ce ratio doit être supérieur à 1. |
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RoE (Return on Equity)
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= Résultat net / fonds propres |
Ratio surtout utilisé par les assureurs commerciaux.
Indique la capacité de l’entreprise à rentabiliser les capitaux employés pour ses activités. Un ROE de 15% est souvent exigé par les actionnaires dans l’assurance des pays industrialisés. Dans le cadre de la micro-assurance, un tel ratio signifierait que la micro-assurance n’est pas vraiment au service des populations vulnérables (cf. également Revenu Net) |
3. Efficacité, efficience et valeur ajoutée pour les assurés
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Indicateur |
Descriptif | Explication / recommandations |
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Ratio de charges d’exploitations (expense ratio)
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Charges d’exploitation / total des primes perçues plus autres revenus d’assurance <
Charges d’exploitation = frais de personnel, de transport (et autres frais liés à la vente des polices) ; les coûts indirects, s’il y a lieu, doivent être imputés.
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Ce ratio dépend du contexte et des programmes de micro-assurance (vie, dommages, santé).
Il varie en fonction du montant de la commission accordée au personnel chargé de la vente. Recommandation : entre 5 et 30%. En dommages, ce ratio doit être compris entre 18 et 35 %. 20% est jugé être un ratio convenable. |
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Ratio S/P (Sinistres indemnisés/Primes encaissées), dit aussi « ratio sinistres à primes » |
= Total des frais d’indemnités versés sur une période / total des primes (cotisations) acquises au cours de la même période (déduction faite d’éventuelles primes versées au réassureur)
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Ce ratio dépend du contexte et des programmes de micro-assurance (vie, dommages, santé).
Un ratio trop faible signifierait que le programme de micro-assurance est moins utile à l’assuré qu’aux assureurs, ou que les assurés, par manque d’explication, ne réclament pas le paiement de sinistres qui leur serait dû Un ratio trop important (>90%) signifierait que le programme est déficitaire. 75% est un ratio sinistre sur prime (S/P) jugé très convenable |
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Ratio combiné
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= Total des prestations versées, des dotations aux provisions, des frais généraux et commissions / total du chiffre d'affaires.
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Ce ratio (qui est la combinaison de l’Expense Ratio et du ratio Sinistre/Prime) est un indicateur essentiel dans l’industrie de l’assurance.
Un ratio combiné dépassant les 100% signifierait que le programme est déficitaire. Un ratio en dessous de 95% signifierait que le programme sert plus les intérêts des assureurs que des assurés. Un ratio de 95% est jugé correct. |
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Délai de paiement (des sinistres) |
= Délai entre la date de déclaration de sinistre et le paiement des prestations dus à l’assuré ou ses bénéficiaires.
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Les règlements de sinistres doivent prendre maximum deux semaines.
Au-delà de 90 jours, le programme doit être sérieusement modifié. |
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Taux de rejet des sinistres |
= Pourcentage de sinistres déclarés qui ne sont pas indemnisés par l’assureur (cas d’exclusions prévus notamment dans le contrat)
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Ce ratio dépend du contexte et des programmes de micro-assurance (vie, dommages, santé).
Un ratio trop élevé signifierait par exemple une propension à la fraude, ou un manque d’explication de l’assureur à l’égard des assurés. Dans tous les cas, un ratio trop élevé constitue un mauvais résultat. |
(1) Cf. les travaux de Denis Garand et John Wipf, actuaires et spécialistes de la micro-assurance, ainsi que le Guide technique « Performance Indicators for Microinsurance Practionners » issu d’un Workshop tenu au Luxembourg en 2006.
Pour en savoir plus :
- Indicateurs de performance à l’usage des praticiens de la micro-assurance : Synthèse. ADA / BRS, 2009.
- Indicateurs de performance en micro-assurance : manuel à l'usage du praticien ; Wipf, J. & Garand, D. , 2008
- Guide pour l’étude de faisabilité de systèmes de micro-assurance santé, Tomes 1 et 2. BIT/STEP, 2005.
En anglais : - Garand, D. et Wipf, J., 2006 : Performance Indicators and Benchmarking. In Churchill, C. (ed.): Protecting the Poor: a Microinsurance Compendium. OIT, Genève.
- Groupe de travail du CGAP sur la microassurance, ADA et BRS, 2006 : Performance Indicators for Microinsurance Practitioners. ADA, Luxembourg.
- Melzer, I.& Smith, M., 2004 : Towards a Benchmark for Access to Life Insurance, in LSM &-5, Finmark Trust , South Africa.
- Insurance Industry Association for Benchmarking

